Le sens de l’Offertoire
Il s’agit d’un temps intermédiaire entre la liturgie de la Parole et la prière eucharistique. L’autel n’est pas une simple table : il est le lieu du sacrifice selon la tradition des grandes religions, et particulièrement du judaïsme. Dans les premiers siècles de l’Eglise il s’agissait souvent du tombeau d’un martyr ayant versé son sang pour rendre témoignage au Christ. Il ne doit donc pas être chargé d’objets inutiles à la célébration. Il est encadré de cierges allumés pour que la flamme vivante symbolise le Christ ressuscité « Lumière du monde ». Il faut un crucifix à proximité afin de rappeler le sens du sacrifice qui va être célébré.
La présentation du pain et du vin
Elle peut être précède d’une procession des offrandes. Les prières prononcées par le prêtre, émanation de la liturgie domestique juive, ont été prononcées par le Christ ; Les « fruits de la terre et du travail des hommes » évoquent la terre promise, celle qui fût donnée par Dieu à son peuple, objet de sa bénédiction. C’est sur cette terre qu’Israël était invité à célébrer la gloire de Dieu, et à lui rendre grâce pour ses dons : « Tu es béni Dieu de l’univers, Toi qui nous donnes ce pain… » Dès cet instant de l’offertoire, l’union indissoluble du Christ en sa passion (le vin) et de l’Eglise (l’eau) est signifiée par la goutte d’eau versée dans le calice. Le célébrant s’incline alors en demandant humblement au Seigneur d’accueillir ce sacrifice.
La lavement des mains
On l’appel aussi Lavabo non pas pour évoquer ce que nous avons tous dans notre salle de bains, mais pour rappeler le psaume 26 qui était récité autrefois à ce moment là « Je lave mes mains (lavabo) en signe d’innocence pour faire le tour de ton autel Seigneur, faisait retentir l’action de grâce ». Certains historiens expliquent qu’à l’origine ce geste était accompli pour des raisons utilitaires de propreté. Mais en fait ce geste a pris place dans la liturgie eucharistique en fidélité au geste juif de purification et de pénitence que le Christ a lui-même pratiqué. Ce geste, comme beaucoup de gestes de messe nous relie à ce que Jésus accompli.
Le sacrifice de toute l’Eglise :
Les prières qui accompagnent les gestes de l’offertoire sont en général dites en silence par le célébrant. Il invite ensuite les fidèles : « Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise ». L’assemblée ne célèbre pas sa messe qu’elle a préparée ou inventée. Elle doit se dépasser elle-même pour entrer dans l’action de toute l’Eglise qui elle-même reçoit son agir du Christ s’offrant en un unique sacrifice rendu présent. Chaque grand temps de la messe est ainsi conclu par une prière du célébrant, d’action de grâce et de demande : fin de la liturgie pénitentielle, fin de la liturgie de la parole, fin de l’offertoire, fin de la liturgie eucharistique.

